Mars 2018

 

La sécurité des mineurs au 19e siècle

Règlements sur l’aérage, l’éclairage, le tirage à la poudre et sur la descente des ouvriers dans les travaux souterrains, Mons, 1852

Aujourd’hui, en Belgique, la sécurité des travailleurs est strictement régie par la législation. Cela n’a pas toujours été le cas : jusqu’à la première moitié du 19e siècle, les dangers du travail dans les mines sont innombrables. Peu de mesures sont prises et les accidents sont fréquents. Ce petit fascicule datant de 1852, témoigne des premiers pas de la réglementation de la sécurité dans les exploitations minières. À cette époque, l’emploi de lampes de sûreté est déjà obligatoire et les sites sont surveillés par des ingénieurs des Mines. Toutefois, la sécurité des mineurs reste peu garantie. Le dernier tiers du 19e siècle sera marqué par le développement croissant de toute une série d’innovations techniques visant à réduire les risques d’incidents. Le premier ventilateur de Théophile Guibal (1814-1888), co-fondateur de l’Ecole des Mines de Mons, est breveté en 1858. Ce dispositif permettra notamment de résoudre le problème de l’aérage en évacuant le grisou.

En l’espace d’un siècle, d’énormes progrès seront faits dans ce sens. Malgré tout, la sécurité au travail reste, à l’heure actuelle, un défi quotidien et un enjeu central dans les négociations entre le patronat et les représentants des travailleurs.

Pour en savoir plus :

Escudier J.-L., « Les ingénieurs du corps des Mines et l’évolution de la sécurité du travail minier aux XIXe et XXe siècles », dans Annales des Mines – Réalités industrielles, 2011/1 (Février 2011), p. 52-59. https://www.cairn.info/revue-realites-industrielles1-2011-1-page-52.htm

Article sur le ventilateur de Guibal

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