Avril 2017

Revendications ouvrières

Les huit heures dans les houillères, 1907

En ce mois d’avril, la Bibliothèque revient sur une étape importante de l’histoire ouvrière : la réglementation du temps de travail. Une problématique toujours d’actualité, en Belgique notamment.

Au 19e siècle, l’ouvrier est avant tout considéré comme un simple outil au service de l’industrie. L’enquête de 1843 sur la condition des classes ouvrières et sur le travail des enfants révèle, entre autres, que la durée d’une journée de travail peut aller jusque 15 heures.

A partir de la fin du 19e siècle, la question sociale prend un tournant avec la structuration du mouvement ouvrier. La réduction du temps de travail devient une des principales revendications des travailleurs. Après de nombreuses années d’attente, et de luttes parfois sanglantes, le législateur intervient en 1918 pour fixer un cadre légal dans les secteurs de la sidérurgie et des mines. La généralisation des 8 heures dans toutes les branches est établie dans la loi belge du 14 juin 1921.

René Henry (1881-1917) est un journaliste catholique. Bien que ses sujets de prédilection tournent autour du féminisme et de l’hygiène sociale, il rédige Les huit heures dans les houillères, en opposition à la réduction du temps de travail. Selon lui, diminuer les journées de labeur entraînerait une diminution de la production, du profit et serait « néfaste pour la classe ouvrière ».

 

 

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