Janvier

Retour sur le procès de la Bande noire à Mons

Croquis d’audience, 1862

Au milieu du 19e siècle, une bande de malfrats sévit dans la région de l’entre Sambre-et-Meuse. La presse l’a surnommée la Bande noire car les malfaiteurs se couvrait le visage de charbon ou de cirage pour éviter d’être reconnus. La Bande sème ainsi la terreur à partir de 1850 avec une cinquantaine de vols avec violence dont plusieurs se soldent par le décès de leurs victimes, le plus souvent des personnes âgées. Les deux chefs de file sont Jean- Baptiste Boucher, 44 ans, originaire de Gembloux et Auguste Leclercq, 33 ans, originaire de Sombreffe. Sur les quatorze membres de la bande, onze sont issus de ces deux familles. Arrêtés en septembre 1861, les malfaiteurs sont jugés à la cour d’assises du Hainaut à Mons. Le procès se déroule du 23 décembre 1861 au 8 janvier 1862. Neuf d’entres eux sont condamnés à la peine de mort et l’ordonnance de la cour prévoit qu’ils soient guillotinés sur la place de Charleroi. Les condamnés feront appel à la clémence royale et tous, à l’exception de Jean-Baptiste Boucher et Auguste Leclercq verront leur peine commuée en travaux forcés à perpétuité. Ils seront les deux dernières personnes à être guillotinées en Wallonie.

Ces onze portraits, réalisés au crayon, ont été réalisés pendant le procès. Ils ont rejoint les collections iconographiques de l’UMONS en 1971 via l’asbl les Amis des bibliothèques de l’Université de Mons.

Pour en savoir plus :
  • Didier L., La Bande noire (1855-1862). Le banditisme dans l’Entre-Sambre-et-Meuse et ses liens avec l’affaire Coucke et Goethal, Louvain-la-Neuve, UCL Presses universitaires de Louvain, 2013.
  • Piérard C., « La Bande noire : une collection de croquis d’audience de 1861-1862, à la Bibliothèque de Mons », dans Archives et Bibliothèques de Belgique, t. 43, 1973, p. 251-259.

 

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